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462 emplois supprimés chez #AubertEtDuval : le double Mépris des salariés et des élus !




Il y a tout juste une semaine, j’accompagnais une délégation du Conseil Régional « au chevet de l’entreprise d’Aubert et Duval » comme le titrait La Montagne du 27 novembre 2020.


Lors de cette visite aux Ancizes, deux rencontres ont eu lieu, l’une avec la direction de l’entreprise et l’autre avec les organisations syndicales du site.


La direction a sollicité l’appui du Conseil Régional pour faire face à la période traversée, dûe notamment à l’impact du COVID sur le carnet de commande de l’entreprise engendrant une baisse d’activité.


Les organisations, elles, ont pointé le manque de transparence et d’informations quant à l’avenir d’Aubert & Duval qui fait l’objet de négociation sur sa mise en vente par le groupe Eramet, alors qu’ils ont consenti à de nombreux efforts : suspension de l’intéressement, signature de l’Accord de Performance Collective, mise en place de l’Activité Partielle de Longue Durée...


Au-delà des appartenances politiques, un consensus des élus s’est fait autour de l’intérêt stratégique d’une telle entreprise dans notre Région et de la défense de l’emploi dans les Combrailles. A ce sujet, je ne peux que me féliciter que le Président de Région évoque une conditionnalité du soutien régional au maintien de l’emploi, vision du soutien économique portée depuis de nombreuses années par les élus communistes et rarement entendues.


Mais moins d’une semaine plus tard le 1er décembre, lors d’un Comité Social et Économique Central extraordinaire, la direction d’Eramet annonce la suppression de 462 emplois dont 237 dans le Puy-de-Dôme (144 aux Ancizes, 25 à La Pardieu, 48 à Issoire et 20 à Interforge d’Issoire).


Cela témoigne d’un mépris de ceux qui créent la valeur ajoutée d’une entreprise, non pas les actionnaires, mais bien les salariés. C’est un mépris également des élus qui sont considérés comme des pourvoyeurs de fonds publics, ces grands groupes ont pris l’habitude d’avoir un accès, version « Open Bar permanent », à cet argent, et dans ce cas à celui des Auvergnats et Rhônalpins.

Les salariés se sentent trahis, les élus sont déconsidérés. C’est inacceptable ! Le Puy-de-Dôme, et les Combrailles ont déjà payé un lourd tribut aux stratégies de délocalisations et de destructions d’emplois. Je fais part de toute ma disponibilité pour accompagner tous ceux qui ne se résignent à cette situation scandaleuse, j’inviterai à la plus grande vigilance mes collègues du Conseil Régional sur les actions que la Collectivité régionale sera amenée à prendre en direction de l’entreprise Aubert & Duval.


Boris BOUCHET

Conseil municipal et régional de Riom (63)

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