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Accord sur les salaires à Leroy Merlin (Groupe Mulliez) !

Les salariés et leurs organisations syndicales ont obtenu au prix d’une mobilisation inédite une revalorisation des salaires pour faire face à l’inflation. Clermont-Fd, Nancy, Douai, Angoulême, Avignon… Lancée le 17 novembre, la mobilisation a fait tache d’huile avec la moitié des 140 magasins du numéro un français du bricolage qui se sont mobilisés suite à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, CFTC et CFDT).

Le 9 novembre, la direction actait la fin des négociations annuelles obligatoires face au refus des délégués syndicaux d’accepter une augmentation salariale générale limitée à 2 %, alors que l’Insee calcule une inflation à 2,6 % et que l’entreprise arroge des chiffres plus que positifs. Explosion des ventes en ligne (+ 7,5 %), croissance globale de 5 %, chiffre d’affaires à 7,9 milliards d’euros avec prévisions à la hausse pour 2021… Leroy Merlin figure en effet parmi les « gagnants » de la pandémie, avec une activité dopée en 2020 par les confinements.


Et s’il est vrai que le haut de la pyramide est bien récompensé en primes et stock-options, il n’en va pas de même pour les 23 000 employés qui forment le socle de l’organisation, sur 27 000 au total. En effet, par exemple, un magasinier cariste avec dix ans d’ancienneté est à 1200 euros net par mois.


Il aura fallu quatorze jours de grève et de débrayages dans les entrepôts logistiques et les magasins de l’enseigne de bricolage pour que la direction change de point de vue, et arracher 65 euros mensuels d’augmentation des salaires, contre 40 euros initialement proposés.


Effective à partir de janvier 2022, l’augmentation de 65 euros sur treize mois représentera 845 euros supplémentaires à la fin de l’année pour chaque salarié concerné. À quoi s’ajoutera l’indemnité inflation de 100 euros versée par l'État, qui sera doublée par Leroy-Merlin. Destinée aux Français touchant moins de 2 000 euros net mensuels, elle devrait concerner environ 80 % des salariés de l’enseigne de bricolage.


La puissante holding familiale Mulliez (propriétaire de l’enseigne et dont le patrimoine estimé à plus de 20 milliards d’euros, en fait l’une des dix plus grosses fortunes de France), est pourtant davantage connue pour fraude et évasion fiscales que pour céder aisément aux demandes de ses travailleurs!


Et c’est bien là le succès de la lutte des Leroy Merlin : un écart si énorme entre la rémunération du travail et celle du capital qu’il menace de faire scandale.


Au final, ce sont bien le pouvoir d’achat et l’augmentation des salaires LA première préoccupation des salariés !


Audrey LAURENT

Conseillère municipale de Riom





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