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Avortement – Un droit inaliénable qui doit être constitutionnalisé

Le droit à l’interruption volontaire de grossesse est l’une des grandes conquêtes de notre monde moderne, l’un des symboles de liberté et d’émancipation des femmes. Mais c’est aussi un droit particulièrement attaqué et de manière récurrente !


Acquis de haute lutte en France en 1975, il est sans cesse remis en cause par le système patriarcal, fondé sur la prise de pouvoir et donc le contrôle du corps des femmes. Cette réaction conservatrice touche tous les pays.

En Europe, ce droit est loin d’être acquis et là aussi des forces réactionnaires agissent pour le remettre en cause. Ainsi, la Pologne n’autorise toujours pas l’IVG, sauf « circonstances exceptionnelles ». Souvenons-nous, en 2016 des millions de femmes polonaises sont descendues dans la rue pour défendre ce droit. Malte, par exemple, connait une législation encore plus restrictive puisque l’avortement y est totalement interdit.

Notre vigilance, notre engagement pour défendre ce droit doit être constante. Comment oublier qu’en 2013, en Espagne, le gouvernement Rajoy a tenté de faire passer un projet de loi remettant en cause ce droit, sans succès heureusement grâce à une mobilisation extraordinaire !   

Si nous quittons l’Europe pour nous rendre aux États-Unis, l’élection de Donald Trump a été dans ce domaine, comme dans d’autres, une régression totale, avec aussi la fin de l’aide aux associations qui soutiennent l’avortement. Et maintenant la Cour suprême décide de supprimer ce droit protecteur. Conséquence : la moitié des États s’apprêtent à restreindre voire à l’interdire tout court. Ces exemples, auxquels il faut ajouter également l’interdiction dans de nombreux pays arabes, d’Asie ou d’Amérique latine… montrent bien qu’en 2022, les femmes ne peuvent être totalement libres de choisir d’avoir ou non un enfant, de prendre des décisions qui concernent leur propre corps.

L’avortement continue de soulever des débats violents, houleux, sous l’influence des milieux les plus réactionnaires, masculinistes, du RN qui est maintenant renforcé à l’Assemblée nationale, et toujours sous le poids des fanatiques religieux.

En France nous ne pouvons qu’être inquiètes de la fermeture de 130 centres IVG en 10 ans. Nous ne pouvons qu’être inquiètes des politiques austéritaires imposées à notre système de santé qui participent à l’allongement des délais d’attente, à la raréfaction des médecins, l’éloignement des CIVG, contraignant de plus en plus de femmes à aller à l’étranger pour réaliser une IVG.

Il faut obtenir la suppression de la double clause de conscience, qui est totalement superfétatoire et discriminatoire.

La Nupes, le PCF continueront de se battre pour que ce droit comme celui de la non–marchandisation du corps, soient constitutionnalisés en France ! D’ailleurs c’est inscrit en bonne place dans nos programmes :

Celui des « jours heureux », objectif 5, engagement 77 : Le droit à L’IVG sera inscrit dans la Constitution comme un droit fondamental avec des moyens associés. L’accès libre et gratuit à la contraception, sous toutes ses formes et sur tout le territoire, sera garanti. Sur le délai de recours à l’IVG, comme le recommande le Planning familial, la France s’alignera avec les pays européens les plus progressistes, en vertu de la « clause de l’Européenne la plus favorisée ». Les femmes ne pourront se voir refuser d’exercer leur droit de façon égale sur l’ensemble du territoire par des délais d’accès à l’IVG qui les en empêcheraient.

Et dans le programme Nupes, chapitre 7, nous nous engageons à :

• Renforcer le réseau des centres IVG en ouvrant un centre par hôpital et supprimer la double clause de conscience des médecins.

• Constitutionnaliser la non-marchandisation du corps humain et le droit fondamental de disposer de soi en toutes circonstances.

• Ajouter dans la Constitution le droit à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Avec le PCF nous continuons à unir nos voix à celles des associations féministes avec le collectif : « Avortement en Europe, les femmes décident » : Nous dénonçons cette horrible décision de la Cour suprême des États-Unis sur l’avortement qui est une atteinte historique aux droits des femmes.

Nous sommes solidaires des femmes aux États-Unis, en Ukraine, en Pologne, en Afghanistan… et appelons toutes et tous les progressistes pour que ce droit fondamental à disposer de son corps soit reconnu pour TOUTES les femmes de par le monde.

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