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Menaces de fermeture de l'unité de psychiatrie Rameau au CHU

La politique de suppression de lits et de services entiers à l'hôpital n'est pas un fantasme, c'est une dure réalité ! Alors que 5 700 lits d'hospitalisation complète ont été fermés en France en 2020, un nouveau coup dur est en passe d'être porté sur le site du CHU de Clermont-Ferrand avec le projet de fermeture de l'unité Rameau.

Le service Rameau date de 1975 et s'est spécialisé dans la psychiatrie gérontologique il y a 2 décennies. Il a démontré toute son utilité au sein de l'hôpital Gabriel Montpied à Saint-Jacques pour accueillir, accompagner nos aînés et leur prodiguer des soins de qualité.

Cette unité tire notamment son originalité de sa capacité à prendre en charge des pathologies lourdes et très diverses.

D'ailleurs, les lits ne désemplissent pas avec une liste d'attente non négligeable.

A l'unité Rameau, l'accompagnement est remarquable à tous les niveaux, en particulier en ce qui concerne la stabilisation et la sécurité des patients et l’orientation vers des structures adéquates tels les EHPAD spécialisés.

Les élus communistes ont pu rencontrer les représentants du personnel mardi 23 novembre. Ces derniers alertent sur plusieurs points :

_ la détérioration de l'offre de soins dans une ville importante comme Clermont-Ferrand avec un hôpital qui accueille les patients de toute l'agglomération voire de l’ensemble du département,

_ la disparition d'une unité de psychiatrie et de ses 21 lits à même de prendre en charge 24h/24 et 7j/7 des patients âgés avec des pathologies lourdes et multiples

_ le devenir des soignants, au nombre d'une vingtaine, qui, tout en n'acceptant pas la disparition d'une unité dans laquelle ils se sont investis avec beaucoup d'engagement, s'interrogent sur leur avenir

_ la prise en charge des patients

Les personnels mobilisés depuis le mois d'octobre se heurtent pour le moment à une fin de non-recevoir quant aux revendications qu'ils expriment malgré plusieurs journées de grève particulièrement suivies.

Selon eux, le nécessaire n'a pas été fait pour conserver la médecin psychiatre qui a fait le choix d'aller dans un autre établissement. Sans nier les difficultés de recrutement des praticiens, particulièrement en psychiatrie, un sentiment d'amertume et de flou est clairement perceptible puisque la direction du CHU a "embrayé" assez rapidement sur le projet d'un hôpital de jour.

Selon les personnels, ce projet est une fausse alternative, puisqu’il fait fi de la réalité des patients accueillis par le service Rameau qui ont véritablement besoin d'une prise en charge complète. Il ne répondra pas aux besoins existants.

Pour le PCF et ses élus, la psychiatrie ne peut pas rester le parent pauvre de la médecine.

L'hôpital constitue l'outil privilégié pour prendre en compte ce type de pathologies avec une offre de soins qui ne peut être intermittente ni cantonnée à l’ambulatoire.

C'est pourquoi les militants et élus communistes appellent à conserver l'unité Rameau qui n'a pas d'équivalent en la matière.

Conscients des marges de manœuvre très réduites pour l'hôpital public, asphyxié financièrement, les élus communiste et leur candidat à l'élection présidentielle, Fabien ROUSSEL, formulent plusieurs propositions concrètes :


_ embauche de 100 000 fonctionnaires, en particulier dans les métiers d'infirmiers, d’aides soignants.

_ pérenniser la sécurité sociale en arrêtant l'hémorragie due aux exonérations des cotisations patronales qui se comptent en dizaines de milliards d'euros chaque année.

_ instaurer un impôt COVID ciblant les grands groupes qui profitent de la pandémie pour engranger des profits scandaleux, à l'image des "Big Pharma".

Le séisme du COVID a mis en lumière les difficultés rencontrées au quotidien par les personnels hospitaliers. C’est le résultat d’une politique dévastatrice en matière de santé conduite par les gouvernements successifs, une politique constamment dénoncée par les communistes et leurs élus.


Cette crise doit donc au moins avoir un effet positif : celui de se traduire par des choix politiques de progrès et de solidarité pour faire de la santé et de sa gestion publique des priorités nationales !

Pierre MIQUEL

Secrétaire du PCF 63 et conseiller municipal communiste à Clermont-Ferrand

Rémi VEYSSIERE

Conseiller départemental communiste sur le canton de St-Jacques







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