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Michelin : Stop au gâchis humain, écologique et industriel !

La nouvelle est tombée brutalement la semaine dernière: la direction de la manufacture entend fermer le site de la Roche sur Yon (85) en 2020 au sein de laquelle 619 salariés confectionnent des pneus poids lourds. Fin septembre, le PDG Florent MENEGAUX faisait déjà une "croix" sur le site allemand de BAMBERG et ses 858 salariés produisant des pneus tourisme 16 pouces.


Si l'on rapproche ces 2 annonces des nombreuses réorganisations menées par le groupe ces dernières années, la disparition de l'outil industriel Michelin se profile dangereusement en Europe occidentale. A court et moyen terme, les pneus achetés en Europe pourraient donc traverser la moitié du globe avant d'équiper nos véhicules... Michelin champion de la transition écologique ? La pilule est dure à avaler ! D'autant que ces orientations libérales ne répondent qu'à un seul et unique objectif : la rémunération indécente des actionnaires qui vampirisent l'entreprise.


Pour tenter de justifier cette casse de l'outil de production, les dirigeants de Michelin accusent les gains de productivité qui seraient trop faibles. Une fable qui ne dupe personne...


Ainsi, à la Roche sur Yon, les coûts de production d'un pneu sont tout à fait acceptables eu égard à la qualité des pneumatiques produits : le problème réside bien dans les marges astronomiques que recherche à tout prix la direction. Comment se résoudre au sabordage de l'usine de la Roche sur Yon, qui a été modernisée ces dernières années dans le cadre d'un engagement solennel de la direction du groupe qui avait fermé le site de Joué Lès Tours (37) en 2011 (suppression de 700 emplois) ?


En outre la proposition, sortie du chapeau, d'une éventuelle activité de rechapage apparait comme de l'enfumage alors qu'il y a 2 ans cette activité a été abandonnée entrainant la perte de 330 emplois sur le site de La Combaude à Clermont-Fd.


S'il y a bien un coût à dénoncer et remettre en cause, c'est celui du Capital qui exige des taux de rentabilité au delà des 10% par an. Cette vision ultra financiarisée et dérégulée ravage l'économie réelle et hypothèque notre avenir commun car la relocalisation d'une industrie respectueuse des hommes et de la planète est vitale.


La manufacture clermontoise, qui fait planer la menace de nouvelles suppressions massives d'emplois d'ici 2022, doit complètement changer de cap. Rappelons que le groupe est en excellente santé financière : 1,7 milliard d'euros de bénéfices net en 2018!



Alors que l'entreprise bénéfice de scandaleuses exonérations d'impôts (Crédit Impôt Compétitivité Emploi, Crédit Impôt Recherche, Contribution Financière des Entreprises...), Michelin ne peut se dédouaner de ses responsabilités sociales, écologiques, économiques et sociales.


Car pour un emploi industriel supprimé, ce sont 3 emplois indirects (commerces, services, sous traitance) qui disparaissent.


Avec Michelin, nous avons un cas d'école qui illustre la pertinence du combat des communistes et de leurs élus ayant porté par exemple à l'Assemblée Nationale un projet de loi visant notamment à interdire les licenciements boursiers.


Les pouvoirs publics ne peuvent rester spectateurs devant l'hémorragie industrielle qui saigne le pays.


Devant l'urgence, le gouvernement ne peut continuer à se soumettre au MEDEF et aux injonctions libérales de la Finance.


Le PCF et ses élus vont poursuivre et amplifier la bataille afin de reprendre le pouvoir sur l'argent

et faire mesurer l'importance de l'industrie dans nos territoires sans laquelle le défi de la transition écologique et énergétique ne pourra être relevé.


Le PCF et ses élus apportent tout leur soutien à la mobilisation des personnels jeudi 17 Octobre à l'appel de l'intersyndicale. La consultation lancée à leur initiative pour exiger un moratoire est une démonstration démocratique qui devra être entendue aussi bien au niveau de la Direction du groupe que des pouvoirs publics.


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