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Suppressions d'emplois Michelin : un non sens écologique et social !

Simply et Aurore. Le nom d’une enseigne de supermarché et le nom d’un journal aujourd’hui disparu ? Pas seulement... Ces deux mots sont les appellations des programmes de suppression d’emplois entamés par le groupe Michelin en 2020. Simply pour les postes du secteur tertiaire, Aurore pour l’industrie. Le choix de ces noms n’est pas anodin et portent la marque du sarcasme de la part de cadres dirigeants qui jouent avec les vies des salariés, comme ils joueraient une partie de poker!


Car oui, ces projets sont inhumains. Ambitionner 2300 suppressions de postes sur 3 ans, dans un contexte d’entreprise qui annonce, année après année des résultats financiers exceptionnels, relève de l’inhumanité.


En outre, la réalité de ces suppressions, c’est qu’elles sont principalement des délocalisations.

Les postes administratifs sont envoyés à Bucarest, et les postes industriels sont supprimés, alors que les capacités industrielles augmentent en Pologne, en Serbie, en Roumanie…

La logique est purement financière et libérale, méprisant les savoirs faire et les compétences de nos ouvriers et de nos ingénieurs, à forte valeur ajoutée. Seul le cours de l’action fait l’objet de l’attention des dirigeants car leur rémunération y est adossée.


Derrière le vernis d’employeur de l’année, ou d’entreprise socialement responsable, se cache en réalité une entreprise toute vouée à la quête du profit à très court terme. Au détriment même de sa pérennité à moyen terme. Et au détriment de toute responsabilité sociale. Voire pire. Méprisante des pouvoirs publics. La preuve en est la distribution des résultats de l’année 2020. Versés à 60% aux actionnaires. Alors que le chômage partiel a été massivement utilisé dans les usines, que le Crédit Impôt Compétitivité Emploi – CICE - et le Crédit Impôt Recherche – CIR continuent d’être empoché…Bref… quand on parle d’assistanat, on a ici un cas d’école.


Pour autant, rien n’empêche l’entreprise de dérouler son plan. Sous couvert d’un dialogue « social » qui se voudrait constructif, elle déballe, depuis l’année dernière, et sans aucun complexe, ses objectifs de suppressions de postes en France, sous forme de Rupture Conventionnelle Collective, avec des conditions adaptées à ses besoins chaque année.

Alors le constat est là.


Mais quelle solution ? La responsabilité sociale des entreprises est un leurre. Le système capitaliste continuera de détruire la vie des gens, et de placer le profit au centre. Pourtant des outils législatifs existent:

- Interdire les délocalisations

- Conditionner les aides publiques et exiger le remboursement des aides aux entreprises qui détruisent des emplois

- Lutter contre l’optimisation et la fraude fiscale.

Et pour développer cet arsenal législatif, pas d'autre choix que de se mobiliser!


C'est ce que les organisations syndicales font au quotidien. C'est ce que font également les élus communistes à l'échelle de l'agglomération en ayant par exemple obtenu l'abandon de l'exonération de la CFE qui privait la métropole clermontoise d'1 million d'euros par an. Les choix politiques sont déterminants : les communistes et leurs élus en sont parfaitement conscients.


C'est pourquoi ils vont tout mettre en œuvre dans cette campagne électorale, avec leur candidat à l'élection présidentielle Fabien ROUSSEL, pour répondre aux véritables enjeux que sont la bataille pour l'emploi et le pouvoir d'achat, la réindustrialisation du pays afin de relever le défi social, climatique, environnemental et énergétique.






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