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  • PCF 63

« Un bon travail, un bon salaire, une bonne retraite »

La bataille des retraites qui s'engage en réponse au projet de réforme du gouvernement est symbolique du choix de société que nous voulons et c'est pourquoi au PCF, par la voix de Fabien Roussel et de nos parlementaires, nous exigeons l'organisation d'un référendum.


En repoussant encore l'âge de départ à la retraite à 64 ans à taux plein sur la base de 43 annuités de cotisation, Macron, la droite et les libéraux continuent de détruire notre protection sociale solidaire et n'hésitent pas pour cela à tordre les faits et les chiffres.


Le gouvernement mène une offensive brutale contre le monde du travail :


- des contrats de travail au rabais précarisent la jeunesse ;


- déroulements de carrière souvent hachés de périodes de chômage, austérité salariale, explosion des collectifs dans les entreprises et les services publics avec un management agressif et inhumain ;


- stigmatisation et fragilisation des privé·es d'emploi, maintenu·es en situation de faiblesse face aux employeurs ;


- les reculs successifs de l'âge de départ depuis 1993, la stagnation des pensions et l'augmentation de la CSG ont appauvri les retraité·es.


Des réformes régressives depuis 30 ans


Avant 1980, l'âge de départ en retraite était fixé à 65 ans pour une majorité de salarié·es. Avec l'arrivée de la gauche au pouvoir, elle est fixée à 60 ans à taux plein pour 37,5 annuités et son calcul se base sur les 10 meilleures années dans le privé et les 6 derniers mois dans le public.


Pendant 30 ans, les réformes régressives se sont succédé, souvent à l'initiative de la droite (Balladur en 1993, Fillon en 2003, Sarkozy en 2007 et en 2010) mais aussi du PS : la réforme portée par Marisol Touraine en 2014 fixe un âge de départ à 62 ans pour 43 annuités sous le mandat Hollande.



Le projet d'Élisabeth Borne s'inscrit dans cette veine et prévoit un âge de départ à 64 ans



Les arguments d'une revalorisation de la pension minimum et de la préservation du système de retraite sont mensongers.


, le minimum supposé de 1200 € brut n'a rien d'une retraite minimum universelle puisqu'elle est conditionnée à une carrière complète et 43 annuités ;


, reculer l'âge de départ est un non-sens quand on sait que les entreprises usent de tous les stratagèmes pour se séparer de leurs salarié·es après 55 ans aux dépens de la sécurité sociale et de l'assurance chômage ;


Enfin, le Conseil d'Orientation des Retraites (le COR) l' écrit noir sur blanc : notre système n'est pas en danger !




Réforme après réforme, les véritables objectifs sont toujours les mêmes :


- faire baisser le niveau des pensions


- instaurer un système individualisé reposant sur la capitalisation (en détruisant le système par solidarité et répartition) ;


- offrir aux secteurs bancaire et assurantiel privés une manne de plusieurs centaines de milliards d'euros (en mettant fin à la gestion publique des caisses de retraite) ;


- substituer à l'outil central de la cotisation qui adosse le système à la création de richesses des travailleur·euses des mécanismes de fiscalité qui dédouaneront les entreprises de leurs cotisations employeurs.


Nous avons des contre-propositions de financement :


- la sécurité d'emploi de formation (SEF) permettrait de collecter des dizaines de milliards d'euros de cotisations ;


- tout comme l'égalité salariale femmes-hommes ;


- tout comme la hausse des salaires et pensions ;


- une taxe sur les revenus financiers qui, rien que sur la base des dividendes versés en 2022, rapporterait près de 10 milliards d'euros ;


- l'arrêt des exonérations de cotisations des entreprises, à commencer par le CICE qui a démontré toute son inefficacité et sa nocivité, rapporterait au moins 157 milliards par an !


Notre revendication de revenir à un âge de part en retraite à 60 ans à taux plein est réaliste, ainsi que celle de permettre un départ anticipé pour tous les métiers pénibles.


Le partage du travail est un enjeu civilisationnel et il doit aussi bien se concevoir à l'échelle d'une vie que pour la durée hebdomadaire du travail qui doit passer à 32 heures puis à 28 heures.


Si nous observons l'allongement de l'espérance de vie depuis ces dernières décennies, c'est grâce à la double réduction du temps de travail.


L'argument « nous vivons plus longtemps, nous devons travailler plus longtemps » est un piège destiné à nous culpabiliser.


À cette hypocrisie, il faut répondre que l'espérance de vie en bonne santé recule, qu'un ouvrier meurt 7 ans plus tôt qu'un cadre, qu'un·e travailleur·euse pauvre sur 4 meurt avant d'atteindre l'âge de la retraite à 62 ans.


Et il faut dénoncer l'injustice qui fait que celles et ceux qui ont tenu le pays pendant la crise covid cotisent toute leur vie pour très peu profiter de leur retraite avec une espérance de vie inférieure de 7 ans par rapport à d'autres catégories de la population ?


Nous, communistes, avons une grande responsabilité pour transformer la colère qui s'exprime en un immense élan.


Organisons partout avec nos sections des distributions de tracts sur les marchés, aux portes des entreprises, tenons les murs avec nos affiches !


Donnons de la perspective au mouvement social en préparant le meeting unitaire de la Nupes à la Maison du Peuple vendredi 10 février en présence des trois députés de gauche du Puy-de-Dôme et où les organisations syndicales seront invitées à s'exprimer, en continuité avec le meeting parisien au Gymnase Japy où notre secrétaire national Fabien Roussel prendra la parole mardi 17 janvier (à regarder sur les réseaux sociaux).


L'enjeu est grand pour la gauche et singulièrement pour le PCF car il peut être l'occasion de regagner du terrain dans les consciences des classes populaires et de renforcer notre parti.


C'est aussi l'occasion de démasquer l'imposture sociale du RN et de faire échec aux logiques libérales mortifères.




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