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UNIVERSITE D’ETE DU PCF


Elle a bien eu lieu ! Après deux ans d'absence pour cause de crise sanitaire, l'Université d'été a rouvert ses portes à Aix-en-Provence pour trois jours de débats et de conférences ! C'est le vendredi 27 août à 13h que la délégation auvergnate, composée de huit camarades, a eu la chance de découvrir cet important moment pour la vie de notre parti. Le grand nombre de camarades, principalement des jeunes militants, envoyés par notre fédération a permis d'avoir un regard large sur les ateliers et les conférences proposés.


L'Université d’été présentait un ambitieux programme permettant d'aborder et de questionner les principaux enjeux traversant notre société actuelle, mais aussi à venir. En vue des élections présidentielles, elle a tâché de donner des armes militantes aux camarades présents.


Ainsi, en matière d'énergie et d’environnement, il a été rappelé les combats menés, parfois victorieux, mais aussi les grandes luttes qui nous attendent. L'occasion de souligner que notre parti ne manque pas de ressources intellectuelles et de réponses concrètes pour faire face aux grands défis de notre temps.


Si l'Université d'été a rempli son rôle formateur en faisant une part belle à ce qui compose le socle idéologique et culturel des communistes – aliénation, rapport à la nation- elle a également eu à cœur de proposer des débats audacieux et nécessaires autour, par exemple, des temps scolaires ou de la vaccination.


Les camarades présents n’ont pas manqué de prendre des notes, nous publierons leurs retours dans les prochains numéros de Regards, mais d’ores et déjà, n’hésitez pas les demander !


Notons, enfin, que ce moment est aussi, et avant tout, une occasion de retrouver ou de rencontrer des camarades et sympathisants communistes de la France entière !


Nora EL BARAKA

(Section Clermont-Fd)


Culture, discrète culture…

« La culture n’est pas un dossier, mais la vie même » a-t-on pu entendre lors des premières rencontres des Universités d’été du PCF, qui ont eu lieu du 27 au 29 août derniers à Aix-en-Provence. Il n’y aura eu, pourtant, que deux occasions de réfléchir au sujet avec les intervenants invités dans le cadre des trois jours de pensée et de débat organisés par la Fédération des Bouches-du-Rhône.


Lors de sa présentation, Erik Orsenna, Président de la Maison Triolet-Aragon et auteur du rapport Voyage au pays des bibliothèques remis à E. Macon en décembre 2017, rappelait l’urgence pour l’État et les collectivités locales de se saisir du sujet. «20% des élèves ne maîtrisent pas la langue française à l’entrée du collège assénait-il, « On ne peut tout de même pas faire des citoyens vigilants sans elle ! La lecture, c’est la production de l’alerte. »


La remise de ce rapport s’est traduite dans la loi de finances 2018, par une augmentation de 8 millions d’euros de l’aide qu’apporte l’État aux collectivités territoriales pour soutenir l’extension des horaires d’ouverture de leur bibliothèque, soit environ 455€ par point d’accès à la lecture et à la culture. « Une goutte d’eau qui heureusement n’abîme pas les pages » rappelait avec ironie Aymeric Seassau, Adjoint communiste au maire de Nantes délégué à la culture, dans une intervention saluée.


Erik Orsenna terminait sa prise de parole en rappelant que le Parti Communiste avait une longue tradition d’auteurs et de poètes dans ses membres, qu’il est essentiel pour l’ensemble de ses adhérents de se ressaisir des livres, de la poésie et de la lecture pour en faire une priorité des campagnes à venir, un objet de militantisme et un devoir individuel.

Ces mots ne manquent pas de nous rappeler les prises de position de Gauz, romancier membre de la section du 10e arrondissement parisien, lors d’une conférence donnée à Ambert le 4 août dernier (1). Il y rappelait que les arts en général, la littérature en particulier ne doivent pas rester dans le « bois sacré de la bourgeoisie », et être des lieux du possible pour tous. « Cela demande du travail ? Et bien travaillons ! » clamait-il.


L’enjeu pour notre parti d’affirmer une ambition artistique et littéraire puissante s’inscrit dans une absence totale de politique culturelle forte depuis 1993 et la fin du mandat de Jack Lang rue de Valois. C’est en ce sens que Serge Regourd, président de la commission culture d’Occitanie, intervenait lors de la dernière conférence du week-end aixois. Présentant son ouvrage S.O.S Culture (2), il soulignait que cette absence de vision au plus haut niveau de l’État faisait de la culture un bien de consommation comme d’autre, soumis à des logiques de marché comme l’illustre le Pass Culture, « néant incarné de la pensée politique de la culture, incapable d’inciter à la moindre curiosité ».


De ces quelques échanges malheureusement trop épars, nous écouterons le cri d’alarme de nos camarades de la commission culture et des intervenants. Le Parti Communiste doit se saisir pleinement et urgemment de la thématique culturelle dans son projet politique, dans son action pour lui et pour les autres. Camarades, à vos marques(-pages), prêts ? … Lisez !


Etienne Russias (Section Ambert)


(1) Conférence à retrouver sur la chaine Youtube de Semer en Territoire.

(2) S.O.S Culture, Serge Regourd, Indigene Eds, Paris, février 2021



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